édito septembre 2011

"Nous avions veillé toute la nuit, mes amis et moi …. ". Ainsi commence le manifeste du Futurisme.
Un mouvement, naissait de la rencontre entre des artistes, auxquels de mêlaient parfois des critiques et des marchands. Le mouvement issu du manifeste était le lieu - éphémère -, de l'avant-garde - rupture avec la tradition -, on dit aujourd'hui l'innovation.

A part le Graffiti, que l'on peine à détrôner en tant que mouvement car les contours du sens et du contenu que lui donnent des exégètes peu sérieux, sont flous*, il n'existe, aujourd'hui guère de ces organismes dont l'énergie faisait naguère vibrer la planète artistique mondiale.

Il n'y aurait plus de rencontres entre artistes, plus de critiques? L'individualisme, condition nécessaire à la prophylaxie du capitalisme libéral aurait frappé le monde de l'art?

La question doit d'être posée, car sauf le respect dû à Monsieur Pinault cet homme de bien - et de biens -, comme collectionneur et propriétaire d'une maison de vente et de deux musées, est devenu (pour l'occident) LA référence unique, en matière d'art contemporain. Pas un critique, pas un conservateur, pas un commissaire d'expositions qui puisse rivaliser. Monsieur Pinault FAIT le marché et cela, hors de toute démarche critique, ce qui pourrait inspirer un manifeste fondateur d'un mouvement forcément libéral, dont la phrase d'ouverture pourrait être : "J'avais veillé toute la nuit, moi et moi …. ".

Quand on sait que Monsieur Pinault ne dort jamais...

* à l'exception de Martha Cooper et Henry Chalfent qui ont fait à leur insu oeuvre d'historiens et Agnès b., dont la collection et les relations avec des artistes majeurs en font l'une des personnalités et des actrices les plus importantes du Graffiti mondial.

serge malik i.d.
conseil en communication par l'art et mécénat

 
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